L'harmonie des êtres humains avec la nature .
Appliquer la règle verte : ne pas prélever plus à la nature que ce qu’elle peut reconstituer.
« Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux »
— Karl Marx, L'idéologie allemande, 1845
« Comment pouvons-nous parler de progrès alors que nous détruisons encore autour de nous les plus belles et les plus nobles manifestations de la vie. […] Car il s’agit bien de ça, il faut lutter contre cette dégradation de la dernière beauté de la terre et de l’idée que l’homme se fait des lieux où il vit. Est-ce que nous ne sommes vraiment plus capables de respecter la nature, la beauté vivante, sans aucun rendement, sans utilité, sans autre objet que de se laisser entrevoir de temps en temps ? »
— Romain Gary, Les racines du ciel, 1956
Les orientations stratégiques
Planification écologique
Inscrire la « règle verte » dans la Constitution. Organiser la bifurcation de notre économie par une planification démocratique et donner les moyens financiers et humains aux services publics associés.
Les grands chantiers de la bifurcation écologique
Garantir à chacun le droit à un logement digne, à une alimentation saine, à des transports propres et à une énergie décarbonée, en organisant démocratiquement les grands chantiers de la bifurcation et en finançant massivement les services publics de l’écologie.
Protection des biens communs et des droits de l'espèce
Plan d'urgence pour la dépollution, la sanctuarisation des ressources vitales, la préservation des forêts et de la biodiversité face aux logiques marchandes.
Une approche de santé globale
Unifier la santé humaine, animale et écosystémique à travers la planification sanitaire, la reconstruction du service public hospitalier et la lutte contre la malbouffe et les pollutions.
Planification écologique
Fiche de synthèse exhaustive des axes de planification démocratique et de transition issus du texte programmatique.
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Inscrire dans la Constitution le principe de la « règle verte », selon laquelle on ne prélève pas davantage à la nature que ce qu’elle est en état de reconstituer
- Adopter des lois cadres instaurant une planification écologique et démocratique coordonnant les niveaux national et local.
- Donner les moyens humains et financiers à l’État et ses opérateurs publics (comme le Cerema, l’Office national des forêts, l’Office français de la biodiversité ou Météo France) pour mener à bien leur rôle de planification.
- Créer un Conseil à la planification écologique.
- Relever les ambitions climatiques de la France avec pour objectif une baisse de 65 % des émissions en 2030 (au lieu de 50 % actuellement) et rendre public un bilan annuel.
- Obliger les entreprises à mettre en œuvre une comptabilité carbone pour les émissions directes et indirectes certifiée par un organisme public agréé en commençant par les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre (GES) – énergie, transport, bâtiment, industrie lourde – puis selon la taille des entreprises, accompagnée d’une trajectoire de baisse de leurs émissions sous peine de sanctions financières adaptées.
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Engager un plan global de rénovation thermique des bâtiments
- Isoler au moins 700 000 logements par an en priorité les « passoires thermiques » (logements classés F et G) via des aides renforcées « MaPrimeRénov’ » et un reste à charge zéro pour les ménages les plus modestes.
- Rénover l’intégralité des bâtiments publics, en particulier les établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) et les hôpitaux.
- Renforcer les normes écologiques de construction pour les nouveaux bâtiments afin de tendre vers des structures à énergie positive et bas carbone (généralisation de l’usage de matériaux biosourcés).
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Passer à 100 % d’énergies renouvelables et sortir du nucléaire
- Atteindre 100 % d’énergies renouvelables en 2050 en planifiant l’abandon progressif du nucléaire et la fermeture programmée des réacteurs en fin de vie.
- Arrêter immédiatement les projets de construction de nouveaux réacteurs de type EPR et abandonner définitivement le projet de terminal méthanier flottant.
- Créer un grand pôle public de l’énergie (renationalisation d'EDF et Engie) pour diriger la production, le transport et la distribution de manière désintermédiée et planifiée.
- Lever les freins réglementaires pour le développement des énergies citoyennes (coopératives locales d’énergie, autoconsommation collective).
63 % des Français estiment que la transition énergétique doit être gérée prioritairement par un monopole public.
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Développer les transports publics et écologiques alternatifs à la voiture individuelle
- Relever massivement les investissements dans le transport ferroviaire (SNCF) pour régénérer le réseau, rouvrir les lignes de trains de nuit et les petites lignes du quotidien.
- Mettre en place la gratuité des transports en commun locaux pour les jeunes de moins de 25 ans, les étudiants, les lycéens et les personnes aux minima sociaux.
- Relancer le fret ferroviaire pour sortir les camions des routes et interdire les vols intérieurs lorsqu'une alternative en train de moins de 4 heures existe.
- Financer des plans vélo ambitieux dans les agglomérations et sécuriser les parcours cyclables ruraux.
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Garantir l’emploi écologique et former aux métiers de la bifurcation
- Créer un statut de « garantie d’emploi » pour proposer un travail dignement rémunéré à toute personne privée d’emploi volontaire, fléché vers les secteurs d’urgence écologique (rénovation, agriculture paysanne, énergies renouvelables).
- Revaloriser et ouvrir des places massives dans l’enseignement professionnel public et technique pour former la jeunesse aux compétences d'avenir (écoconstruction, génie thermique, agroécologie).
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Faire des Outre-mer des territoires pilotes de la planification écologique et des circuits courts : autonomie énergétique et 100 % renouvelable, autosuffisance alimentaire, politique maritime, protection de la biodiversité
- Instaurer un bouclier douanier via une taxe kilométrique en faveur des productions locales à faible empreinte écologique.
- Appliquer une préférence commerciale pour les produits ultramarins vers l’Hexagone et l’Europe et nouer des patrimoines commerciaux équilibrés avec les voisins régionaux.
- Tendre vers l’autosuffisance alimentaire grâce à l’agriculture paysanne écologique et des filières agroalimentaires locales.
- Protéger la biodiversité exceptionnelle des Outre-mer.
- Promouvoir des plans d’autonomie énergétique.
- Renforcer la résilience des territoires ultramarins face aux risques naturels majeurs en améliorant les dispositifs de prévention, de gestion de crise et de réparation, avec des solutions innovantes et des moyens adaptés aux besoins des populations.
- Développer l’offre locale de formation aux métiers de la bifurcation écologique (électricité et déploiement d’énergies renouvelables, utilisation de matériaux biosourcées locaux, foresterie et pêche durables).
Les grands chantiers de la bifurcation écologique
Fiche de synthèse exhaustive des investissements, transports, énergies, gestion des déchets et transformation agricole du programme.
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Mesure clé : Lancer un plan massif de 200 milliards d’euros d’investissements écologiquement et socialement utiles
- Annuler les cadeaux fiscaux accordés sans contrepartie aux plus grandes entreprises ces dix dernières années.
- Utiliser cet argent pour investir et rétablir des pôles publics dans l’énergie, les transports et la santé afin de réindustrialiser le pays par des plans de filières au service de la bifurcation écologique.
- Instaurer la possibilité de souscrire à un contrat de bifurcation écologique garantissant les droits sociaux, la formation, et la rémunération, pour assurer un cadre protecteur pour les salariés en cas de reconversion d’une entreprise.
- Créer un droit de reprise d’activité préférentiel pour les salariés dans un but écologique en cas de cession ou de fermeture d’entreprise.
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Mesure clé : Créer un pôle public des transports et de la mobilité
- Renationaliser la SNCF, refuser la mise en concurrence des lignes de transport, s'opposer à la suppression des lignes ferroviaires du quotidien et en réouvrir.
- Augmenter le nombre de trains, garantir des tarifs accessibles et maintenir des guichets physiques dans les gares.
- Revenir sur la liquidation de Fret SNCF poussée par la Commission européenne, défendre l’opérateur public et développer massivement le fret ferroviaire en rendant obligatoire le raccordement des plateformes logistiques.
- Développer les transports publics à la demande hors des zones denses et supprimer les lignes aériennes quand l’alternative en train est inférieure à quatre heures.
- Repenser la mobilité individuelle (usages partagés de la voiture, vélo), limiter la taille, le poids et les dimensions des SUV autorisés à la vente et développer la construction française de véhicules électriques légers.
- Décréter un moratoire sur les zones à faibles émissions (ZFE) dans leur conception actuelle, dont les critères induisent des inégalités sociales.
- Renationaliser les autoroutes en revenant sur les hausses de prix passées, ainsi que les aéroports stratégiques, et adopter un plan de développement du ferroutage et de report modal.
- Engager un plan spécifique de développement des transports collectifs en Outre-mer, sur le modèle du projet de tram-train à La Réunion.
- Créer une commission d’enquête sur le chantier ferroviaire du Lyon-Turin, projet écocidaire au coût démesuré.
- Garantir l’accès aux réseaux dans les territoires peu dotés via le soutien aux garages solidaires et une aide suffisante à la réparation.
76 % des Français sont pour le retour d’un contrôle public sur le rail et les trains.
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Mesure clé : Planifier le passage à 100 % d’énergies renouvelables avec un double mot d’ordre : sobriété et efficacité énergétique
- Sortir des énergies carbonées et arrêter les subventions aux énergies fossiles, y compris à l’étranger.
- Déployer des technologies de régulation des pics et creux de production (stations de transfert d’énergie par pompage - STEP, technologie « véhicule au réseau », etc.).
- Sortir du nucléaire : abandonner les projets d’EPR, planifier le démantèlement, la réhabilitation et la reconversion des sites et de leur bassin de vie.
- Mettre en place une convention collective unique pour les travailleurs du nucléaire, arrêter l’utilisation massive de la sous-traitance et garantir leur reconversion.
- Remettre en place des tarifs réglementés calculés à partir des coûts de production pour tous, en incluant la gratuité des premières quantités indispensables à une vie digne.
- Annuler la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz : stopper la privatisation des barrages hydroélectriques et créer un pôle public de l’énergie en renationalisant EDF et Engie.
- Annuler les hausses du tarif du gaz depuis 2017 et favoriser le recours aux sources d'énergie les plus adaptées selon la géographie (lutter contre la méthanisation à outrance).
- Refaire l’isolation d’au moins 700 000 logements par an en privilégiant les rénovations complètes, interdire la location des passoires thermiques et cibler les aides selon les revenus.
- Remplacer progressivement le chauffage au fioul par des alternatives bas carbone (pompes à chaleur) et conditionner les labels écologiques à des résultats énergétiques vérifiés.
- Créer un « guichet unique » public pour les propriétaires et développer l’écoconception avec des matériaux bioclimatiques (bois, terre, paille).
- Optimiser les usages dans le secteur tertiaire (extinctions nocturnes, équipements LED, coupure du chauffage et des serveurs inutilisés).
- Abroger la loi ayant fusionné l’ASN et l’IRSN tout en garantissant leurs moyens.
74 % des Français sont favorables à un objectif de 100 % d’énergies renouvelables. De plus, 93,13 % des votants de la votation de 2018 étaient favorables à la sortie du nucléaire.
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Mesure clé : Abolir l’obsolescence programmée et allonger les durées de garantie légale des produits
- Interdire immédiatement et réellement les plastiques à usage unique, remettre en place la consigne pour le verre, et hiérarchiser le traitement : recyclage, compostage ou incinération.
- Créer un service public de la réparation et du réemploi avec des formations dédiées (électricité, électronique, bâtiment, textile).
- Rendre obligatoire l'écoconception des produits and ouvrir des formations obligatoires au low-tech et à l'écoconception dans les écoles publiques d'ingénieurs et de design.
- Généraliser l’indice de durabilité des produits, encadrer le prix et la disponibilité des pièces de rechange et bloquer la commercialisation des produits au score insuffisant.
- Faire reculer la publicité : interdire les prospectus dans les boîtes aux lettres, supprimer les panneaux numériques, stopper le démarchage téléphonique et interdire les publicités des secteurs les plus émetteurs de GES.
- Diminuer la diffusion publicitaire à la télévision et créer un réseau national de déchèteries/recyclage.
- Interdire toute allégation trompeuse sur le climat comme la mention « neutre en carbone » sur les étiquettes ou publicités.
78 % des Français soutiennent l'interdiction des publicités des secteurs polluants, et 70 % sont favorables à l'interdiction des publicités numériques et lumineuses.
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Mesure clé : Instaurer une agriculture relocalisée, diversifiée et écologique et créer 300 000 emplois agricoles
- Garantir des prix planchers rémunérateurs aux producteurs, interdire les ventes à perte et mettre en place une caisse de défaisance pour reprendre les dettes des convertis au 100 % bio.
- Garantir aux agriculteurs le droit à une retraite digne via la réforme du système des retraites agricoles.
- Refondre la PAC pour favoriser la production soutenable, l'intensité en main d'œuvre et le développement des protéines végétales.
- Faire une réforme agraire pour encourager l'installation de nouveaux profils sur des exploitations à taille humaine et protéger le foncier agricole/forestier.
- Planifier la réduction progressive des engrais et pesticides, interdire immédiatement le glyphosate et les néonicotinoïdes, ainsi que l'importation de produits en contenant.
- Instaurer un protectionnisme écologique via une clause de sauvegarde sanitaire et un prix minimum d'entrée contre la concurrence déloyale.
- Limiter le prix final des aliments par des coefficients multiplicateurs sur les marges des industries agro-alimentaires et de la grande distribution.
- Développer les circuits courts et protéger les terroirs (AOP, AOC, IGP) en renforçant les moyens de l'INAO.
86 % des Français approuvent la création de 300 000 emplois agricoles et 89 % soutiennent l'interdiction du glyphosate.
Protection des biens communs et des droits de l'espèce
Plan d'urgence pour la dépollution, la sanctuarisation des ressources vitales, la préservation des forêts et de la biodiversité face aux logiques marchandes.
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Mesure clé : Aider les victimes des pollutions et les lanceurs d’alerte sur la base d’un fonds abondé par les consommations polluantes
- Redonner à l’État et aux collectivités locales les moyens humains et financiers pour appliquer le triptyque « surveiller, contrôler, sanctionner » et réguler face au libre marché.
- Revenir sur les affaiblissements des normes environnementales et des mécanismes de participation publique décidés lors du précédent quinquennat.
- Établir un plan d’urgence pour la dépollution rapide des régions durablement polluées en France, dont en priorité la Guadeloupe et la Martinique victimes du chlordécone et créer un fonds d’indemnisation spécifique.
- Prendre en charge et indemniser les victimes, y compris indirectes, des essais nucléaires français et reconnaître leurs dommages environnementaux, en particulier en Polynésie.
- Gérer les risques industriels avec la création d’une autorité de sûreté indépendante des risques industriels, augmenter le nombre d’inspecteurs ICPE et augmenter le seuil de l’amende maximale à 500 000 euros.
- Arrêter les activités dangereuses pour la santé et l’environnement, interdire les produits chimiques les plus nocifs – comme les engrais à base de nitrate d’ammonium – et les polluants éternels.
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Mesure clé : Consacrer une « règle bleue » qui applique le principe de la « règle verte » à l’eau pour son usage et pour la protection de sa qualité
- Inscrire l’eau comme bien commun et la protection de l’ensemble de son cycle dans la Constitution.
- Inscrire l’accès à l’eau, son assainissement et le droit à l’hygiène comme droit humain fondamental.
- Créer un haut-commissariat à l’eau pour organiser une gestion 100 % publique de l’eau.
- Renforcer la participation des citoyens et des associations dans les syndicats d’assainissement.
- Lancer un vaste plan d’investissement dans le renouvellement des canalisations et accélérer les travaux engagés en Outre-mer.
- Rendre effectif le droit à l’eau et à l’assainissement par la gratuité des mètres cubes indispensables à la vie digne, la suppression de l’abonnement et instaurer une tarification progressive.
- Mailler le territoire de fontaines à eau, de douches et de sanitaires publics gratuits.
- Renforcer les effectifs de la police de l’eau pour contrôler plus strictement le captage par les industries.
- Mettre fin au déclassement des cours d’eau, atteindre le très bon état écologique et instaurer un moratoire sur le déploiement des méga-bassines.
- Décider démocratiquement d’un nouveau partage sobre de l’eau en sanctuarisant les débits biologiques.
80 % des Français sont favorables à la gratuité des compteurs d’eau et des premiers m³ nécessaires à la vie.
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Mesure clé : Garantir l’accès à l’eau courante potable à tous les habitants des Outre-mer, quoi qu’il en coûte
- Rétablir une distribution d’eau de bonne qualité et en volume suffisant dans les territoires d’Outre-mer.
- Financer par l’État des travaux urgents de remplacement des canalisations, notamment en Guadeloupe.
- Adopter la régie comme mode de gestion de l’eau et de l’assainissement.
- Déclencher, en cas de pénurie, un plan visant à la distribution de bouteilles d’eau (plan ORSEC-eau) et plafonner leur prix.
- Annuler la dette citoyenne résultant du problème de facturation des anciens opérateurs.
- Garantir que ni la dette existante, ni les investissements à venir, ne seront répercutés sur la facture des usagers.
- Mettre en œuvre un plan d’urgence pour résoudre la crise de l’eau à Mayotte.
- En Guadeloupe et en Martinique, reconnaître le statut de crise sanitaire et écologique.
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Mesure clé : Interdire les coupes rases sauf en cas d’impasse sanitaire avérée
- Augmenter les moyens humains et financiers de l’Office national des forêts (ONF) et stopper sa privatisation.
- Inciter à la création de coopératives de petits producteurs forestiers.
- Améliorer les conditions de travail des forestiers : interdire le travail détaché, augmenter les salaires.
- Augmenter la part des forêts publiques notamment par la création d’un droit de préemption publique.
- Adapter la politique forestière nationale au changement climatique.
- Interdire le dessouchage dans un but de préservation des sols forestiers et de leur puits carbone.
- Rendre transparentes les autorisations de coupes afin de faciliter le recours de tiers.
- Favoriser la diversification en essences et en âges pour des forêts résilientes.
- Reconstruire tout le secteur de la transformation du bois en développant les circuits courts.
- Encadrer l’usage du bois dans la production d’énergie et laisser 25 % de la surface de la forêt en libre évolution.
- Rompre avec les accords commerciaux participant de l’augmentation de la déforestation importée.
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Mesure clé : Interdire les dépôts de brevets sur des organismes vivants pour empêcher l’appropriation d’espèces par des entreprises privées
- À l’échelle globale : refuser les organismes génétiquement modifiés (OGM), mettre fin aux accords commerciaux internationaux néfastes.
- Soutenir les accords internationaux organisant la gestion des biens communs planétaires (traité sur la haute-mer, moratoire sur l'exploitation minière).
- En France, protéger concrètement les habitats et les espèces : bannir les pesticides autour des zones habitées.
- Lutter contre l’artificialisation des sols en empêchant notamment la multiplication des entrepôts géants.
Une approche de santé globale
Unifier la santé humaine, animale et écosystémique à travers la planification sanitaire, la reconstruction du service public hospitalier et la lutte contre la malbouffe et les pollutions.
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Mesure clé : Adopter un plan d’adaptation aux pandémies et zoonoses non liberticide, basé sur la société du roulement et la planification sanitaire
- Abroger les lois sur l’état d’urgence sanitaire et le passe sanitaire.
- Reconnaître les épidémies et pandémies au titre des catastrophes naturelles.
- Interdire le dépôt de brevets sur les médicaments et les équipements nécessaires à une réponse sanitaire urgente.
- Réquisitionner les entreprises indispensables à la production de matériel sanitaire (masques, tests, purificateurs).
- Faire un pôle public du médicament qui devra :
• Assurer une relocalisation de la production de médicaments.
• Garantir l’approvisionnement d’une réserve stratégique.
• Nationaliser certaines filiales critiques (notamment le doliprane).
• Assurer le contrôle des prix sur l’ensemble des produits de santé.- Permettre la transparence sur le financement de la recherche et du développement.
- Produire et diffuser massivement les vaccins et traitements passés sous licence d’office.
90 % des Français sont pour la création d’un pôle public du médicament pour s’assurer de l’approvisionnement du pays.
83 % des Français sont favorables à ce que les pandémies soient reconnues comme des catastrophes naturelles.
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Mesure clé : Reconstruire le service public hospitalier et instaurer le « 100 % Sécu »
- Rembourser à 100 % les soins de santé prescrits et intégrer les mutuelles dans la Sécurité sociale.
- Réouvrir progressivement des services d’urgences, de maternités et des EHPAD publics à moins de trente minutes de chaque Français.
- Sortir de la politique du chiffre à l’hôpital : remplacer l’ONDAM par un objectif national des besoins d’assurance-maladie (ONBAM).
- Publier le nombre de décès faute de prise en charge et revenir sur les suppressions de lits.
- Abroger la hausse des franchises médicales de 2024.
- Engager un plan pluriannuel de recrutement des professionnels du soin et du médico-social et revaloriser les salaires.
- Faire du plan national santé environnement (PNSE) un moyen d’éradiquer les maladies chroniques liées à la malbouffe.
86 % des Français sont favorables à la réouverture des lits hospitaliers fermés depuis 2010.
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Mesure clé : Actionner tous les leviers pour combattre les déserts médicaux
- Recrutement massif de médecins publics.
- Créer un réseau public de centres de santé pluridisciplinaires et de coopératives médicales.
- Financer l’augmentation du nombre de places en faculté de médecine en partant des besoins locaux.
- Rétablir l’obligation de participation de l’ensemble des médecins à la permanence des soins.
- Réguler l’installation des médecins et généraliser les guichets uniques.
- Éradiquer la précarité administrative des praticiens diplômés hors Union européenne (PADHUE).
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Mesure clé : Mettre en œuvre un véritable plan pour la santé mentale et la prévention
- Réouvrir des lits de psychiatrie publics et renforcer les réseaux de centres médico-psychologiques (CMP).
- Permettre le suivi psychologique ambulatoire par le conventionnement de professionnels.
- Augmenter le nombre de places en faculté de médecine dans la filière psychiatrique.
- Faire de la prévention un axe fort en renforçant substantiellement la médecine du travail et scolaire.
- Mettre fin à l’épidémie de VIH en France par un grand plan national de dépistage.
- Protéger la recherche de la finance et supprimer l'influence des entreprises privées.